Le massacre du Printemps

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Ce 15 avril, Notre Dame de Paris brûle. La flèche s’est effondrée. L’emblème est abattue.
Mais la foi ne brûlera pas, Dieu ne brûlera pas, incombustibles de l’éternité.
L’incendie de la Cathédrale illustre l’agonie de nos lieux symboliques.

L’incendie de la Cathédrale illustre l’agonie de nos lieux symboliques, témoignant d’un long désinvestissement de notre histoire, de notre patrimoine et de notre identité.  Le Palais Royal et tant de nos magnifiques monuments ont été abandonnés, transformés en des bâtiments administratifs sinistres, crasseux, des coquilles désincarnées et sans âme. Ils ont été brûlés par l’indifférence, saccagés par la sottise et l’incompétence. Ils sont à l’image de Paris troué, mutilé. Les Offices, l’Hermitage et tant d’autres musées, partout ailleurs, ont su faire vivre leur passé, leurs valeurs et leur foi. La France a perdu ce talent. La flèche s’effondre, les rosaces fondent, nos valeurs sombrent.

Dr Isabelle Gautier